© Alberto Contador - AFP
Contador satisfait du parcours 2010
Publié le 3 décembre à 18:30
L’Espagnol Alberto Contador, double vainqueur du Tour de France (2007 et 2009), a indiqué que le parcours de l’édition 2010 lui plaisait car il était "plus dur" que le précédent. "Le parcours me plaît", a-t-il déclaré dans un communiqué, relevant que la course était "plus pour les grimpeurs" et que "ce sera plus dur que le Tour 2009".
"Donc, ça devrait me convenir, mais bien sûr, tu ne peux jamais savoir", a ajouté Contador. "Ce sera très difficile de contrôler la course pendant la première semaine, les pavés du Paris-Roubaix ne me conviennent pas particulièrement, mais je n’y accorde pas trop d’importance. Le principal sera de ne pas tomber et qu’il ne pleuve pas", a déclaré le Madrilène. Concernant les étapes de montagne, il a estimé que les Alpes "seront plus douces, et le plus dur sera pour les Pyrénées, notamment avec le double passage par le Tourmalet".
De son côté Lance Armstrong estime que l’édition 2010 sera plus ouverte. "Le contre-la-montre par équipes a éliminé des coureurs (en 2009) et nous n’en avons pas l’an prochain", a déclaré le Texan. "Cette année, nous nous sommes retrouvés avec trois ou quatre gars qui pouvaient gagner le Tour. L’an prochain, on arrivera dans les secteurs-clé avec dix gars", a ajouté Armstrong. L’Américain a reconnu qu’il avait besoin d’étudier les montées dans le détail, avant de songer à établir des plans tactiques. Mais il a déjà évoqué les étapes de montagne dont plusieurs sont jugées au bas de descentes, par rapport aux trois arrivées au sommet.
LES AUTRES REACTIONS :
Thor Hushovd (NOR, maillot vert 2009) :
"Dès le départ, la course va être très nerveuse, avec
les étapes en Hollande et les pavés. Evidemment, les pavés, c’est une difficulté
que je connais et que j’apprécie. Je reviendrai bien sûr pour défendre le
maillot vert que j’ai gagné cette année. Mais la montagne sera difficile à
passer, je ne vais pas refaire tous les ans ce que j’ai fait cette année
(échappées lors d’étapes de montagne NDLR), et les Pyrénées, je n’ai pas besoin
qu’elles soient trop dures. Je n’ai pas encore ciblé d’étapes tant que je n’ai
pas étudié les profils des arrivées. Pour moi, l’idéal, ce sont les étapes comme
en 2009 à Barcelone, avec une arrivée au sprint en côte."
Mark Cavendish (GBR, vainqueur de six étapes en
2009) : "Globalement, ce sera un Tour très dur. Il y a
quatre, cinq étapes pour pur sprinter, peut-être une ou deux de plus, et ensuite
il faudra que je survive à deux semaines de montagne. Pour le maillot vert, ce
n’est pas un Tour favorable pour moi, même si le franchissement des montagnes
n’est plus un problème pour moi, maintenant que j’ai réussi à terminer un Tour
de France. Je vais me préparer pour ce Tour de la manière habituelle, avec
l’objectif d’arriver au début du Tour au sommet de ma forme."
Brice
Feillu (FRA, vainqueur de l’étape d’Arcalis en 2009) : "Les premiers jours seront difficiles pour un grimpeur comme
moi, avec les étapes venteuses, avec les pavés. Je peux commencer à viser à
partir de l’étape de Morzine. Après, j’ai vu que l’étape de Gap était dans mes
cordes, mais je ne vais pas citer toutes les étapes de montagne, on verra. Pour
moi, c’est formidable que le grand départ soit à Rotterdam, parce que mon équipe
(Vacansoleil) est de là-bas."
Christophe Le Mevel
(FRA, 10e du Tour 2009) : "C’est un parcours magnifique.
Le début sera très difficile avec les pavés qui peuvent déjà provoquer des gros
écarts mais globalement c’est un beau tracé qui me plaît. Le fait que les
Pyrénées soient très costaudes et placées à la fin, ça ne peut être que
bénéfique pour moi. Maintenant il s’agit de préparer tranquillement ce Tour pour
arriver dans ma meilleure forme en juillet."
Yvon Ledanois
(directeur sportif Caisse d’Epargne) : "C’est dans la
lignée des Tours précédents. Les pavés ? évidemment, s’il pleut, ça peut faire
des dégâts. Sur ces 13 kilomètres, tout peut se passer... comme ça peut se
passer ailleurs. Mais les pavés sont concentrés dans les 25 derniers kilomètres.
Il n’y aura pas péril pour les prétendants."
Marc Madiot
(directeur sportif Française des Jeux) : "J’aimerais
qu’il y ait des pavés tous les ans. Après tout, il y a bien des grands cols tous
les ans ! Mais n’oubliez pas que ça se court différemment des classiques. Ce
sera dans tous les cas une journée de grand stress, une situation de tension.
C’est aussi ce que l’on vient chercher sur le Tour. Puis un vrai vainqueur du
Tour de France doit pouvoir s’exprimer sur tous les terrains. Christian
Prudhomme veut de l’incertitude, du suspense, on voit qu’il a bâti le Tour dans
cette idée. C’est un Tour qui semble
sympathique"
Patrick Lefevere (manager Quick Step) : "Une étape des pavés, c’est très différent de Paris-Roubaix
! Ce sera une étape où l’on peut perdre le Tour, même s’il ne se gagnera pas là.
C’est normal : un coureur doit être capable de de faire tous les parcours, pas
seulement le Tour de France."
Vincent Lavenu
(manager AG2R) : "Mayo avait perdu le Tour en 2004 sur
les pavés. Les grimpeurs vont serrer les fesses ! C’est un Tour bien pensé,
durci par rapport à celui de 2009. Les Alpes sont très difficiles même si la
part belle est réservée aux Pyrénées."






